Des chasseurs de fantômes utilisent l'intelligence artificielle pour visualiser le surnaturel
3 novembre 2026 · 2 min de lecture
Amy Waine et Jarrad Cutting ont développé l'application Ghosttube Seer pour tenter de rendre visibles les activités paranormales.
Cet outil utilise les signaux du magnétomètre d'un smartphone pour identifier des mots, lesquels sont ensuite traités par un générateur d'images. Lors d'un test dans la villa historique Winchester Mystery House, les créateurs ont demandé à l'intelligence artificielle de montrer les événements passés de la pièce, ce qui a produit des images de personnes, d'animaux et de pièces. Les développeurs présentent Ghosttube Seer comme le premier outil d'intelligence artificielle au monde dédié à la chasse aux fantômes. L'application, dont l'utilisation est payante, permet aux utilisateurs de publier leurs images et de commenter celles des autres. Elle a été téléchargée plus d'un million de fois selon le Google Play Store.
L'experte en paranormal Alex Matsuo exprime des réserves sur cette technologie. Elle souligne l'opacité des données utilisées par les grands modèles de langage pour classifier un phénomène comme étant un fantôme et critique l'usage d'œuvres protégées par le droit d'auteur. Selon elle, la recherche paranormale est souvent une forme de gestion du deuil liée à des traumatismes, et ce processus devrait rester humain.
Des préoccupations concernent également l'impact psychologique. Les grands modèles de langage calculent des probabilités de mots sans posséder de connaissances propres, ce qui pourrait renforcer les idées délirantes des utilisateurs en confirmant leurs attentes. À ce sujet, une analyse d'OpenAI a indiqué qu'environ 0,07 pour cent des utilisateurs actifs présentaient des signes de problèmes psychiques. Bien que qualifiés d'extrêmement rares, ces cas représentent un risque pour un nombre important de personnes compte tenu des plus d'un milliard d'utilisateurs hebdomadaires.